Explorer les savoirs pour mieux penser

« La médiocrité n’arrive pas par hasard, elle est choisie au fil du temps, à travers de petits choix, jour après jour », dixit Todd Henry. La médiocrité s’installe quand on cesse de faire l’effort de grandir, d’apprendre, de s’élever. Se résigner à la médiocrité, c’est trahir la mission de l’école : armer les jeunes esprits du doute fécond qui remet en question…entraîner les apprenants à questionner ce qu’ils pensent et pourquoi ils le pensent pour lutter contre leurs biais cognitifs.  

Il ne suffit plus de suivre le courant du système éducatif en vigueur pour être un simple passager. L’école, à l’ère de l’IA, devrait avoir ce mantra : « Deviens un explorateur ». Une personne qui croise les savoirs, articule  une pensée complexe, pose des questions pertinentes et cultive le ‘’pourquoi pas’’.

Et face au flot continu d’informations, seuls des esprits capables d’apprendre à apprendre, engagés à débattre, à comprendre… sauront faire le tri entre l’information utile et l’information futile. Pour prévenir l’infobésité.  

Mettre la culture générale au cœur des apprentissages, c’est faire le pari d’un système éducatif burundais vivant et solide. Car séparer pour connaître ne suffit pas. Il faut aussi relier pour mieux comprendre.

Dans nos familles, nos écoles ou nos institutions, chacun porte une part de responsabilité. Refusons la résignation à la médiocrité, cessons d’alimenter l’impuisance apprise qui ronge nos ambitions. Ecoutons plutôt les voix de nos ancêtres qui nous soufflent, avec force et tendresse, que l’intelligence, à l’instar d’un métal, est à forger.

                                                                                        Guibert Mbonimpa

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